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Histoire fantastique pour petits yogis qui vont au lit...



Salut les ptits yogis!


Je regrette bien que nous ne puissions pas nous réunir pour nos ateliers mensuels pendant ces quelques semaines...et je me réjouis beaucoup de vous retrouver!

En attendant ce moment de joie, j'ai eu envie d'amener un peu de féerie et de détente dans votre quotidien. J'ai alors préparé pour vous une petite histoire fantastique pour vous emmener dans un pays imaginaire, comme nous le faisons parfois à la fin de nos ateliers, juste pour se détendre!


Vous pouvez vous faire raconter cette histoire quand vous le voulez. Mais le meilleur moment, c'est à la fin de la journée, pour partir dans le pays de vos rêves. Car figurez-vous que lorsque votre imagination entre dans l'histoire, garder les yeux fermés vous permet d'y rester!


Pour notre départ, allongez-vous et prenez le temps de vous installer confortablement. Si vous le souhaitez, prenez un petit objet que vous aimez près de vous. Vous l'emmènerez avec vous dans l'histoire (un doudou fonctionne très bien!). Vous aurez besoin d'un parent pour vous lire l'histoire...


Note pour les parents: cette phase d'installation dure souvent quelques minutes! Laissez bien le temps à votre enfant de trouver LA position et L'objet qui lui convient. Si vous souhaitez faire les respirations avec votre enfant, il se détendra beaucoup mieux...et qui sait, peut-être que vous constaterez que vous en aviez besoin aussi!


Tout le monde est prêt? Alors c'est parti!






Je vais t'emmener aujourd'hui dans le pays de tes rêves.


Pour cela, il faut que tu sois confortablement installé.e et que tu te sentes devenir calme. C'est très important.


Pour t'y aider, allonge-toi, et ferme les yeux un instant.

A présent, ressens le souffle qui passe par tes narines, qui descend dans ta poitrine et ton ventre, et remonte tout tranquillement pour ressortir.


Oh Lala! Ça va trop vite!

Tu dois vraiment sentir à chaque endroit où ton souffle passe, c'est très important parce qu'il dépose une petite poussière magique sur son chemin, et finalement c'est celle-ci qui permettra d'enchanter ce moment.

Alors on reprend.


L'air frais touche tes narines, les deux ensemble, puis monte dans ton nez, fait une pirouette entre tes deux yeux, redescend près de ta gorge, puis descend encore dans tes deux poumons.

Si tu sens ta poitrine s'ouvrir et ton ventre se soulever un peu quand tu inspires, alors c'est que la poussière magique commence à se répandre dans ton corps. C'est bon signe! Continue comme ça.

Fait ressortir l'air tout tranquillement, il ne faudrait pas faire ressortir la poussière magique en expirant trop fort! C'est une poussière délicate et très légère, alors ton souffle doit l'être aussi.


Inspire et expire doucement encore au moins 3 fois.


Ahhhh, voilà, je sens que tu es arrivé.e dans ton corps calme. Tu peux garder les yeux ouverts ou fermés.


Tu peux alors venir avec moi dans la forêt. Comme c'est une forêt fantastique, tu imagines bien que les êtres et les choses qui s'y trouvent sont fantastiques. Je peux en voir quelques uns, mais il est possible que toi aussi tu puisses en imaginer d'autres. Laisse faire ton imagination.


Au fond, souvent, les choses sont devant nos yeux, et c'est notre agitation qui nous empêche de les voir. Alors puisque nous sommes calmes, penchons-nous dans la forêt pour voir ce qu'il y a sous nos yeux.



Dans la forêt fantastique, il y a plein de morceaux de bois recouverts de mousse, sur laquelle poussent des petits champignons tout rikiki, mais très mignons. On a pas envie de manger ceux-là, parce qu'ils sont jolis simplement posés là. Et de toute façon on préfère le chocolat...


Cette forêt imaginaire est peuplée de petits animaux éphémères. Il y a des papillons qui sont tout bleus, parce que nous approchons du soir et qu'ils prennent la couleur du ciel pour amener celui-ci plus près de nous. C'est quand même intriguant ce ciel qu'on voit mais qu'on ne peut jamais toucher des doigts, ne trouves-tu pas?


Un petit papillon bleu se pose à présent sur ton bras. Comme tu es très calme, et que tu perçois tout ce qui se passe près de toi, tu perçois qu'il veut te dire quelque chose. Alors tu approches ton oreille tout près de ses ailes. En un battement d'ailes, ce papillon bleu te murmure à l'oreille que juste pour toi, il a ramené le ciel sur ton bras, et que tu peux le toucher du doigt.

Tu observes ce papillon magique un moment, son beau bleu te fascine, et tu lèves tranquillement un doigt pour toucher son aile. Très lentement, parce que c'est un moment unique de pouvoir toucher le ciel du doigt.


A peine as-tu effleuré son aile, que tu deviens toi aussi tout.e petit.e! Comme les champignons.

Ça ne t'inquiète pas cependant, parce que tu sais bien que quand on lève les yeux au ciel, on se sent tout petit rikiki, et ça rassure un peu de savoir que l'univers est si vaste que tout y est possible.


Tu deviens donc tout.e petit.e et avec cette taille, tu peux voir que les champignons tout petits rikiki sont en fait de vraies petites maisons!


Tu entres dans l'une d'elle et tu fais le tour de cet endroit merveilleux. Les murs sont recouverts d'une sorte de tissu matelassé, extrêmement doux et moelleux. Les meubles font tous pile poil la bonne taille pour un enfant. Ça change drôlement de la maison de tes parents! Sur les étagères, il y a plein de livres avec des histoires fantastiques comme celle-ci, et aussi des friandises qui ont dû être cuisinées par un chef enchanté, parce que tu n'en as jamais vu d'aussi alléchantes!


Malgré toutes ces belles et bonnes choses, tu commences à te sentir un peu fatigué.e, c'est qu'il commence à se faire tard et tu n'as pas encore pu te reposer...


Tu vois qu'il y a une toute petite échelle qui monte dans le chapeau du champignon, alors tu la montes. Comme tu l'espérais, en haut de l'échelle se trouve une petite pièce avec un lit qui a l'air bien douillet. Tu t'y installes en espérant y passer quelques heures de repos. Mais à peine tes yeux fermés, il y a quelque chose qui te dérange. Tu gigotes d'un côté à l'autre de ce petit lit, ça pique, ça chatouille, ça gratte. Ce petit lit n'est finalement pas si douillet! Tu te rends compte que jamais tu n'arriveras à t'y reposer. Et puis ce tout petit champignon rikiki c'est bien joli, mais tu n'as pas envie de faire un rêve tout rikiki lui aussi! Un beau et grand rêve, c'est ce que tu souhaites! Et puis qui sait, peut-être y a-t-il d'autres créatures enchantées dans la forêt, et tu aimerais les rencontrer.





Alors tu décides d'aller chercher un autre endroit pour te reposer. Tu te relèves, tu quittes le champignon et tu retournes dans la forêt fantastique.


La lumière est douce, le rythme du jour et de la nuit y est différent de ce celui que nous connaissons sur la Terre.

Le vent aussi est doux, et légèrement chaud. Il fait frémir les feuilles déposées sur le sol, on dirait qu'elles aiment danser avec lui.

Tu aimes enfoncer tes pieds dans la mousse qui recouvre le sol de la forêt. Tu te sens comme un arbre parmi les arbres, solide et à la place qui est la tienne. Tu profite de chaque pas.

Une rivière qui coule tout près attire ton attention car elle est pleine de bulles, comme dans les centres aquatiques que tu connais! Tu décides d'y entrer. L'eau est chaude, et les bulles sont comme des petites machines qui massent tout ton corps. Lorsque tu sors de l'eau, tu te sens tout.e propre et détendu.e.


Il commence à nouveau à faire sombre et un peu plus frais. Mais tu te sens bien là, dans cette forêt enchantée.


Après quelques nouveaux pas, tu découvres au loin un bel arbre avec des boules dorées. Tu t'en approches, parce que ces boules, pareilles à des oranges, produisent une belle lumière réconfortante.

Arrivé.e tout près de l'arbre, tu constates que ces boules ne produisent pas seulement de la lumière, elles produisent aussi de la chaleur. Alors tu te blottis contre l'arbre, dont le vent fait vaciller les boules dorées comme des oranges, et comme le feu qui crépite dans une cheminée. Décidément, cette forêt a tout ce qu'il faut pour se sentir bien. Blotti près de ton arbre, tu attends que le jour de la forêt fantastique vienne à nouveau.


Tu profites d'être bien tranquillement posé là un moment pour sentir ton souffle, qui parcourt avec douceur et légèreté tout ton corps comme le vent se balance entre les boules de l'arbre enchanté.






Tu te sens si bien près de cet arbre que tu t'y endors presque. Mais tu te souviens que tu souhaites faire de beaux et grands rêves.

Comme le jour de la forêt fantastique revient peu à peu, tu te remets en route vers tes rêves. Tu as l'impression que tu y seras bientôt...


En chemin tu croises aussi quelques fleurs colorées, qui ont un doux parfum sucré. Tu en ramasses quelques unes pour y goûter peut-être plus tard.


La forêt touche à sa fin. Les arbres deviennent de plus en plus petits, la mousse se fait plus rare, la rivière s'en va couler plus loin et la lumière du jour de la forêt a remplacé les boules dorées de l'arbre magique.


Au bout d'un moment, tu vois bien que tu arrives au bout de la forêt, et même, au bout de ce monde fantastique. Tu ne peux plus avancer, le chemin s'arrête là, au bout d'une falaise. Mais tu vois au loin qu'il y a un autre paysage. Tu t'assois alors au bout du chemin et tu repenses au monde fantastique que tu viens de traverser. Il t'a permis de te sentir solide, détendu.e, joyeux.se et en sécurité.


Depuis le bout de la falaise sur laquelle tu es assis.e, tu vois quelque chose sortir du paysage lointain et marcher vers toi. Il s'agit d'une girafe. Celle-ci n'a apparemment rien de fantastique. Les girafes n'ont pas besoin d'être fantastiques, parce qu'elles sont déjà si peu ordinaires avec leurs grandes pattes et leur long cou. Cette girafe-là semble venir exprès pour toi.


Elle s'approche et quand elle arrive, tu as envie de devenir son ami.e. Tu lui offres tes fleurs sucrées, et elle a l'air contente d'avoir un.e ami.e comme toi. Tu comprends qu'elle est là pour t'emmener là-bas, au loin, vers le paysage de tes rêves. Tu montes sur son museau, tu glisses sur son long cou et tu t'assois sur son dos. Avec ses grands pas sûrs, elle t'y emmène, au pays de tes rêves. Là où tu aimes aller lorsque tout est calme en toi et que tu te sens bien. Tu es presque arrivé.e. Ferme les yeux, respire tranquillement. Garde bien la poussière magique en toi. Et fais de beaux rêves enchantés.



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